J’ignorais qu’il était possible de pratiquer l’escalade au Mali…et bien j’ai eu l’heureuse surprise de voir que je m’étais trompé…
Il y a de nombreux sites d’escalade dans tout le pays, dont un à quelques encablures de cette grande capitale qu’est Bamako…
Après une courte visite chez quelques quincailliers, et l’achat d’une corde en nylon et de quelques sangles, nous étions parés pour la grimpe, tout cela bien sur dans des conditions optimales de sécurité (NF oblige)…
Le site est superbe, la roche adhérente mais très cassante…et de nombreux gamins étaient aux premières loges pour assister au spectacle. Un peu étonnés et surpris de voir des toubabs escalader les rochers…
Petit week-end à la cascade de Cibi, à une soixantaine de kms de Bamako.
Il y a de l'agitation dans l'air en cette veille de fête de la fin de Ramadan, et ce fût une sacrée bouffée d'oxygène de faire cette petite virée.
Accessible après une heure de crapahutage en 4*4, nous arrivons enfin. Le site est de toute beauté et par chance il n'y a personne..., ce qui accroît encore l'intérêt de ce petit coin de paradis pas si loin l'oppressante capitale.
Après une bonne petite soirée bien arrosée et quelques courbatures (la pierre c'est pas ce qu'il y a de plus confortable...) nous rejoignons l'arche site situé à une dizaine de minutes en voiture...en fait un gros rocher qui a pris la forme d'une grande arche impressionnante. En passant nous traversons un choli petit village à toute vitesse avec notre gros 4*4, histoire d'ecraser quelques poules et autres chèvres (bon...j'exagère un peu !).
Notre petit groupe de "Volontaires"
Petits clichés pris sur la route...
Forcément vu que les camions usés et fatigués roulent surchargés (avec des chargements qui atteignent des altitudes astronomiques), usés (à la fois le moteur, mais aussi les pneus) et que dans le même temps les gros 4*4 roulent à vive allure (souvent 130 - 140) . Et quand on sait que la route nationale n'est pas plus large qu'une départementale française et que les bas-côtés ne sont pas stabilisés, on ne s'étonne pas de voir certaines scènes assez abracadabrantesques.
Sinon, le paysages est plutôt chouette, encore assez vert puisque la fin de l'hivernage est récente. Il y a un grand contraste une fois que l'on passe au nord du pays, la végétation se fait plus rare, plus basse, les premières dunes apparaissent, ainsi que quelques chameaux égarés...
Sur la partie finale entre Mopti et Gao, à proximité de Hombori s'élèvent de gros rochers, peut-être mon prochain site d'escalade, à voir...
Hombori et "La main de Fatima"
L'arrivée à Gao est impressionnante, le contraste entre le fleuve, le vert des cultures de riz et l'ocre du sable est assez saisissant. Je sens que je vais me plaire ici...!!!
Petit village en face de Gao par rapport au flauve
Je passe ensuite le pont de Gao sur le Niger, la fierté toute récente des habitants, qui évite la longue attente du bac et permet de rallier Gao à n'imprte quelle heure du jour ou de la nuit, ce qui était impossible il y y juste un mois et demi.
Gao est une belle ville bien située, multiethnique (des songhai, des bellas, des tamacheks enturbannés...) et, c'est vrai, un peu sale, c'est d'ailleurs le principal objet de ma venue !!!
Enfin, je découvre ma case pour deux ans et mon colocataire Julien, très sympathique (et breton) qui travaille sur les fonds de développement de l'ambassade de France et pour un programme de développement au Nord-Mali (ADERE).
Notre "petite" terrasse ombragée, indispensable pour les grosses chaleurs !
Soirée crêpes, cidre et nutella
Une première pour Zoumana et Souleymane, l'apprentissage du "sautage" de crèpes est apparemment assez facile.